Quatrième pratique : S'en remettre à l'impermanence
Le sens :
Il est certain que nous devrons peu à peu nous séparer de nos parents, de nos compagnons ou de nos amis avec qui nous avons partagé une longue période de vie ou toute notre existence. De même, il est sûr que nous allons les quitter au moment de la mort. Il en est de même pour toutes les richesses acquises au prix d'un grand effort à travers de grandes difficultés et avec une grande frayeur à l'idée de tout perdre. De plus, lorsque notre vie s'éteint, ces acquisitions ne nous suivent pas et elles seront toutes peu à peu distribuées. Nous n'emporterons rien.
En plus de cela, réfléchissons de la sorte, l'esprit quitte le corps aussi facilement qu'un cheveu se détache d'une motte de beurre. Nous quitterons tout, seul, sans nos compagnons vers l'inconnu. Cette voyageuse, la conscience, devra quitter cet hôtel, le corps dont les éléments sont rassemblés les uns aux autres comme la chair, les os…
Ce que nous faisons dans cette vie mondaine, comme soumettre nos ennemis, protéger nos proches, exercer des activités de commerce ou de travaux agricoles, présente cet inconvénient de nécessiter beaucoup d'efforts pour un faible bénéfice. Nous devons tout abandonner.
Nous nous engageons dans le Dharma et nous nous décidons à l'appliquer avec ardeur jusqu'à la prochaine vie.
« Cette manière de renoncer aux préoccupations de cette vie est l'une des [37] pratiques des Fils des Vainqueurs ».