Onzième pratique : L'esprit d'éveil relatif
Deuxièmement : Cultiver les deux bodhicitta. Cultiver la bodhicitta conventionnelle et cultiver la bodhicitta ultime. Sujet un et deux. Méditer sur l'échange de soi et d'autrui en équilibre méditatif. En post-méditation, intégrer les circonstances défavorables le long du chemin.
Le sens :
Dans le domaine du saṃsāra, la source de toutes les souffrances grandes ou petites sans exception, provient de l'auto-chérissement et de la recherche du bonheur pour soi.
Dans cet ultime endroit de la félicité où tout ce qui existe est bien-être et bonheur au-delà de l'infinité des mondes, la bouddhéité parfaite naît de la pensée d'aider les autres et de les chérir plus que soi-même.
De cette façon, avec joie, nous gardons précieusement tous les êtres sensibles puis nous échangeons en alternance la souffrance contre le bonheur. Nous prenons ainsi toutes leurs fautes et toutes leurs souffrances puis nous leur donnons tout le bonheur et toutes les vertus que nous possédons.
« Cette manière de méditer l'échange de soi avec autrui est l'une des [37] pratiques des Fils des Vainqueurs ».